Valérie Perrin dévoile son livre coup de cœur à ne pas manquer

Jules Nova

livre coup de cœur

Lors de la remise du Prix de la Closerie des Lilas 2025, Florence Seyvos a été primée pour son ouvrage Un perdant magnifique. Mais parmi les jurées, il y avait aussi Valérie Perrin, auteure des célèbres romans Changer l’eau des fleurs et Tata. Et c’est au cours de cette occasion qu’elle a partagé avec nous son coup de cœur littéraire, un livre qui l’a profondément marquée et qu’elle recommande chaudement : Un perdant magnifique.

Un livre qui touche le cœur

Pour Valérie Perrin, il n’y a rien de plus agréable que de recommander un livre qu’on aime, et encore plus de l’offrir. Elle explique : « Dès que j’aime un livre, je l’offre. Et je serais ravie d’offrir Un perdant magnifique à des gens qui aiment les personnages hauts en couleur. Ce livre m’a profondément touchée, et je le conseillerais avec grand plaisir. » Pour l’auteure, offrir un livre, c’est partager un peu de soi, mais aussi offrir une expérience.

Valérie Perrin nous confie que pour elle, un bon livre doit avoir plusieurs ingrédients : « Il doit être sans concessions, assez accessible tout en abordant des sujets complexes de manière simple. Les personnages doivent être attachants, il doit y avoir une part de folie, des moments sombres, mais aussi une lueur d’espoir. L’histoire doit être prenante, avec un vrai enjeu. » Un livre qui suscite cette envie irrésistible de le terminer, mais pas trop vite. Ce moment magique où l’on cherche à repousser la fin de la lecture, par plaisir.

Son rapport à la lecture

Valérie nous raconte également son rapport à la lecture. Bien qu’écrivaine à succès, elle a toujours besoin de lire, même pendant ses périodes de création. « J’ai besoin de lire pour décompresser après avoir écrit. C’est quelque chose de nécessaire pour moi, » explique-t-elle. Sa lecture du soir devient un moment de détente essentiel après une journée de travail créatif. Mais écrire et lire en même temps peut aussi être difficile, surtout en fin de projet. Son dernier livre Tata, par exemple, l’a conduite à traverser une expérience unique, où, pour la première fois, elle n’a plus pu lire à la fin du processus. Une situation qui ne lui était jamais arrivée auparavant.

Une lectrice aux goûts éclectiques

Valérie Perrin fait aussi partie de ces lecteurs qui n’hésitent pas à lire plusieurs livres en même temps. « Je lis à Claude, mon mari, un livre, et de mon côté, j’en lis un autre. Parfois, c’est le même, mais je continue ma lecture en parallèle. C’est un peu mon petit rituel, » confie-t-elle. Ce mélange de lectures est une manière pour elle de vivre chaque livre d’une manière différente.

Les livres qui l’ont marquée

Valérie évoque aussi les lectures qui l’ont façonnée. Ses premiers souvenirs de lecture remontent à Les Nouvelles de Maupassant. « Maupassant, c’était un choc. Il arrivait à rendre les personnages si vrais, si authentiques. Ces descriptions, ces scènes cruelles mais réelles m’ont profondément marquée, » se souvient-elle. Elle a également été bouleversée par Germinal de Zola, qu’elle a lu avec avidité. Mais un livre, L’Herbe bleue de Béatrice Sparks, l’a particulièrement marquée durant son adolescence, une histoire poignante sur les ravages de la drogue.

Les livres qu’elle relit

Il y a des livres qu’elle relit encore et encore, comme Les déferlantes de Claudie Gallay ou Le Mal de pierres de Milena Agus. Elle confie aussi son amour pour l’œuvre de Marcel Pagnol : « J’adore son univers, ses personnages hauts en couleur, ces gens simples mais héroïques. »

Et puis, il y a cette petite nouvelle de Stefan Zweig, Leporella, qui la fascine par son écriture et sa psychologie fine. Un livre qu’elle recommande à tout le monde.

Ses recommandations littéraires

Si Valérie devait partager ses coups de cœur récents, elle citerait La dernière allumette de Marie Vareille, un livre qu’elle adore, et La carte postale d’Anne Berest, un roman qui l’a profondément émue. « Je ne m’en suis jamais remise », avoue-t-elle avec émotion.

Quant à ses livres à offrir, elle recommande Les Années glorieuses de Pierre Lemaître, un auteur qu’elle apprécie particulièrement. Et bien sûr, l’œuvre de John Irving, L’Œuvre de Dieu, la Part du Diable, qu’elle aurait aimé écrire, tant elle a été bouleversée par le destin des orphelins, un thème récurrent dans son propre travail.

En résumé

Valérie Perrin nous invite à découvrir Un perdant magnifique de Florence Seyvos, un ouvrage qu’elle recommande chaleureusement. Pour elle, la littérature doit émouvoir, surprendre et faire réfléchir. Que ce soit à travers des personnages hauts en couleur ou des récits poignants, les livres ont ce pouvoir magique de nous transporter et de nous laisser une empreinte durable. Et si vous n’avez pas encore trouvé votre prochain roman, peut-être qu’il vous attend dans les pages de l’un de ses coups de cœur.